Watercooling

Le Watercooling

Voici un petit mode descriptif du Watercooling. Il existe des kits complets mais ils sont souvent incomplets, bon c’est un peu paradoxal mais c’est comme ça (je parle bien hein ?). Le Watercooling a plusieurs composants et une petite description de chacun n’est pas un mal. Il y a:
– Les waterblocks
– Les radiateurs
– Les pompes
– Les embouts et tuyaux
– Le réservoir (air trap)
– Le liquide

1. Les waterblocks

Le waterblock a pour rôle de communiquer la chaleur de l’élément qu’il refroidit au liquide qui circule en son sein afin d’abaisser la température dudit élément. Mais attention, ce n’est pas l’élément le plus important car ce n’est pas celui qui va déterminer la température du liquide mais le radiateur sur lequel nous allons revenir plus tard.

Les waterblocks sont les éléments qu’on va poser sur les parties chauffantes de votre PC. Il y en a un paquet. Les principaux que sont le processeur (cpu), la puce graphique (GPU), le chipset et les moins importants que sont l’alimentation, les disques durs, la mémoire vive. Mais on va s’intéresser aux principaux. Autant le processeur a besoin d’un waterblock de haute qualité (car il demande un refroidissement plus efficace), autant les puces graphiques et chipsets peuvent se contenter de waterblock de moindre qualité (ceux-ci sont moins exigeants sur la température).

Ils existent deux types de waterblock, les HPDC (avec perte de charge importante) et les LPDC (avec perte de charge peu importante). Si vous avez fait un peu de plomberie, vous savez que quand un liquide est transporté, il y perte de charge (débit et pression), c’est un phénomène physique qui fait que par exemple, un tuyau coudé représentera une perte de charge plus importante qu’un tuyau droit, il en est de même pour les tuyaux de watercooling. Pour le processeur, on choisira un HPDC (Grosse perte de charge) car il demande bien évidemment moins de puissance en système de pompe. C’est un peu paradoxal mais logique, plus le débit est faible plus le circuit est efficace. De plus les tuyaux de petites tailles suffisent car les grands demandent un plus gros débit. Enfin, tout ça c’est de la logique de plombier. La puce graphique, elle demandera soit du HPDC, soit LPDC et le chipset en général du LPDC. Je ne veux pas faire de pub (là n’est pas le but) mais je vais vous énoncer deux marques de waterblocks avec leur produits très performants mais surtout disponibles en France.
– Alphacool (NexXxoS XP et NexXxoS HP Pro)
– 1A-Cooling (1A-HV2 et 1A-HV3)

Pour les cartes graphiques, il existe des waterblocks de haute qualité mais chers et inutiles pour les précisions citées plus haut.

2. Les radiateurs

Il a pour tâche de refroidir le liquide servant à transporter les calories extraites des différents waterblocks. Le problème pour le choix des radiateurs est leur taille. Bien sûr plus ils ont gros, plus la zone de ventilation est grande, plus leur surface d’échange thermique est grande, et donc mieux c’est. Mais plus ils sont gros, plus ils sont difficiles à intégrer dans une tour. Le meilleur rapport performance/intégration est de disposer d’un emplacement de ventilateur de 120mm (comme chez moi à l’avant), et de mettre le radiateur avec un ventilateur de 120mm dans l’emplacement précité. Si vous voulez un radiateur plus performant (avec deux ventilateurs de 120mm voire trois), il faut avoir des prédispositions au bricolage (ce qui est loin d’être mon cas). Les radiateurs avec deux ventilateurs sont en général montés en Push pull, c’est à dire un qui souffle sur le radiateur, et l’autre qui extrait l’air. Imaginer que le radiateur soit une tour bien ventilée et vous verrez ce que je veux dire. Voici une aide dans vos choix. Je ne veux encore une fois pas faire de pub mais encore énoncer des modèles très performants.
– Hardware Labs avec ses Black Ice (sans filetage ni embouts).
– Black Ice Pro
– Black Ice Xtrem avec un ventilateur de 120mm
– Black Ice Xtrem 2 avec deux ventilateurs de 120mm
– Zern avec son R-Fin-Cu (équipé avec filetage)
– Innovatek et son Innovaradi (équipé avec embouts)

3. Les pompes

Le choix va se faire en fonction du débit qu’il offre. Si vous possédez un waterblock HPDC, il peut être préférable d’avoir une pompe à faible débit. Mais dans tous les cas se limiter entre 600 et 700 l/h car au dessus un des tuyaux risquerait d’éclater. Par contre un circuit avec une faible perte de charge se contetera d’une pompe avec plus gros débit, mais ceux-ci sont plus imposants. Pour le choix, ben, il faut aller chez l’aquariophile (celui qui vend des aquariums avec des poissons). Je ne veux encore et encore pas faire de pub, mais je vais citer les plus grandes marques d’aquariophilie.
– Eheim avec leur 1046 (300 l/h), 1048 (600l/h), 1250 (1200 l/h). (lol : le dernier c’est plus pour les aquariums assez conséquents mais pour le watercooling…). Les embouts pour ces modèles sont assez aisés à trouver dû à leur succès mais ces modèles sont plus chers que chez ses concurrent.
– Hydor ou Zolux avec ses Seltz L (L10, L20, L30 et L40). Ils sont réglables en débit. Le plus adapté pour le watercooling est le L30 qui permet un réglage entre 600 l/h et 1200 l/h. Ces modèles sont moins encombrants mais plus bruyants que les Eheim.
– Aquasystem et son Maxijet. Ils sont de taille équivalente que les Hydor mais plus bruyants que les Eheim.
Bref, votre choix se fera sur un compromis prix/bruit/performance, mais après ce sont vos critères personnels qui joueront.

4. Les embouts et tuyaux

Tout d’abord les tuyaux. Ils existent deux types de tuyau ou plutôt deux tailles standards pour les tuyaux. Le 10/8 mm et le 12/10 mm. Bien sûr le plus gros offre un débit plus important mais n’est intéressant que si vous possédez uniquement des waterblocks LPDC. Dans ce cas, il devra être couplé à une pompe à débit important. L’autre critère important est la facilité de manipulation. Il faut un bon compromis entre souplesse et rigidité. Trop souple, ils risquent de se pincer et donc de limiter le débit, trop rigides, ils se monteront difficilement dans votre boîtier. Ensuite viennent les critères esthétiques mais ça c’est vous qui voyez (les miens sont bleus, mais étant donné que tous mes néons et toutes mes leds sont bleus…). Pour ce qui est de la longueur, plus il est court, plus il limite la perte de charge et l’encombrement mais il ne permet pas des angles aussi importants qu’un tuyau long et risque donc plus facilement de se pincer.
Ensuite les embouts. Ils découlent de la dimension des tuyaux utilisés. Il y a deux types d’embout, le “plug’n cool” dont le système de raccord se fait en engageant le tuyau et de pousser et d’appuyer sur une bague pour le dégager. Mais ce système est plus sujet au fuite. L’autre type d’embout est le “Plug, screw & cool”. Il y a un système de fixation qui va permettre le serrage pour maintenir le tuyau. Après le choix se fait en fonction du filetage. Il y en a deux type : les 1/4″ et les 1/8″, ce sont les dimensions du pas de vis (eh oui j’ai fais de la construction au lycée).

5. Le réservoir (air trap)

Son rôle est de piéger l’air. Il simplifie grandement le remplissage du circuit et élimine les bulles d’air. On peut très bien s’en passer mais le problème étant qu’il faut se prémunir d’un robinet et d’un tuyau spécifiquement dédié au remplissage. L’élimination des bulles d’air immanquablement présentes se présentera aussi plus difficile. Il serait logique de le placer au point le plus haut du circuit pour au mieux piéger les bulles d’air mais dans le cas pratique on manque souvent de place. Certains réservoirs sont prévus pour un type de pompe particulier sans avoir besoin de mettre des tuyaux entre eux. On privilégiera l’aspect pratique plutôt que la taille car souvent ceux de grandes tailles encombrent et sont inutiles.

6. Le liquide

On choisira de l’eau distillée ou déminéralisée. Le problème est la formation d’algues si votre système tourne 24h/24. Ils existent pour cela des additifs mais vous pouvez aussi ajouter une faible quantité (1/10e) de liquide de refroidissement pour automobile. Attention il ne faut qu’il mousse et éviter ceux fournis avec de l’antigel, cela à tendance à créer des pertes de charge. Eviter l’eau du robinet mais ça vous vous en seriez douté.

Voilà c’était plus un guide pour vous aider dans les choix de matériel à faire plutôt que de vous dire comment serrer telle vis dans tel emplacement car il y en a tellement de différents que mon cas est loin d’être universel. Voilà j’espère avoir été assez clair et si vous avez des questions n’hésitez pas.

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